| | Célèbre femme de lettres, Françoise Dorin a également signé les textes de plusieurs chansons dont “Que c’est triste Venise” et “N’avoue jamais”, ses deux plus grands succès. Malgré son succès dans la chanson, peu de gens connaissent ce côté de son talent et ne voient en elle que la romancière et la dramaturge. Les Dorin sont originaires de la Charente et par sa mère, Françoise Dorin est issue de la Haute Normandie ; notre romancière a des ancêtres dans les villages de Yvetot, Robertot, Cany-Barville, Saint- Paer, Épinay-sur-Duclair. Le père de Françoise Dorin René Dorin est clerc de notaire à 18 ans tout en faisant partie de l’orchestre municipal en tant que violoniste. En septembre 1912, il commence son service militaire à la musique du 119e régiment d’Infanterie à Courbevoie. Il fait toute la Première Guerre mondiale dans les tranchées. Il commence à écrire et chanter des couplets satiriques et contribue ainsi à remonter le moral de ses compagnons d’infortune. Démobilisé en 1919, il s’installe à Paris, se marie et pour vivre, joue du violon dans les cinémas. Il rencontre le chansonnier montmartrois Fursy et en août 1920, il débute aux côtés de Paul Colline dans Ta bouche Dédé. Dès lors, il se produit comme chansonnier au Caveau de la République, au Moulin de la chanson, aux Deux Ânes… Maurice Chevalier interprète en 1927, sa chanson Marguerite. Dès juin 1930, René Dorin enregistre ses textes : Les années sont courtes, Ah! les salauds, C’est-y pas mieux comme ça ?… Il quitte les petits cabarets pour se produire dans des salles plus prestigieuses : l’Olympia, le Palace, la salle Pleyel… René accumule les succès tout au long des années 30 avec ses revues : Drôle d’époque, Ah! les salauds, X.Y.Z., Lavalisons, Un coup de rouge, Vive la France… En 1937, il anime avec Souplex, Marsac, Sourza, Mathis, Rieux et Charley, le Quart d’heure Cinzano sur le Poste Parisien. Il continue de se produire dans les cabarets parisiens et à la radio pendant l’Occupation. Dès novembre 1940, il monte la revue Occupons-nous, au Théâtre des Variétés. En juillet 1941, il anime à la radio, Le cabaret de Paris… |